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Culture à Etretat - Mythes et Légendes

La légende de la Fontaine d'Olive

C'était au temps ou les païens envahissaient la France. Une femme d'une rare beauté nommée Olive, lavait son linge dans les eaux de la fontaine, sur la plage, lorsqu'elle se vit entourée par ure nuée de « Sarrasins » (terme pour les étrangers, c’était des vikings). Seul un miracle pouvait sauver Olive. Or, elle pria Dieu de l'arracher des mains de ces cruels et fit voeux de bâtir une belle église à Étretat. Dieu l'exauça, en soulevant une tempête horrible qui rejeta les barques des Sarrasins bien loin au large. Olive décida aussitôt de construire l'église au bord de la mer. Mais le diable qui, en ce temps là, n'aimait pas Étretat, transportait la nuit, au bas de la côte de Saint Clair, les pierres amassées pendant le jour. A la suite d'un songe, Olive finit par bâtir l'église où nous la voyons aujourd'hui.

L'Histoire du Trou à l'Homme

Etretat - l'Histoire du Trou à l'Homme

C'était en 1792. Un navire suédois fut jeté par la tempête contre les roches d'Étretat. Il s'y brisa net. La mer était affreuse, nul secours possible. La tempête dura 24 heures dans toute sa force et les cadavres des malheureux naufragés étaient venus s'échouer sur la grève. Au fond sur le rebord du roc gisait un matelot inanimé. On l'emportait pour le réunir à ses camarades dans une sépulture, lorsqu'il se réveilla fort à propos. Il conta comment, après avoir longtemps lutté contre les vagues, il avait à bout de forces recommandé son âme à Dieu et s'était évanoui, c'est alors qu'une lame le prit et le jeta sur une saillie du rocher. De là le nom de cette grotte, « le trou à l’homme ».

La légende de la Chambre des Demoiselles (chambre aux fées)

La Légende de la Chambres des Demoiselles

Il était une fois un méchant homme, c'était le seigneur de Fréfossé. En ce temps là, vivaient trois jeunes sœurs très belles que le Seigneur fit un jour enlever et enfermer dans une grotte près du donjon qui a maintenant disparu. Se refusant à lui, les trois jeunes filles furent emmurées. Pendant trois jours et trois nuits, les malheureuses demeurèrent ainsi : Des pêcheurs entendirent des chants doux et plaintifs qui finirent par s'éteindre ... Une vieille femme qui priait sur le galet vit trois formes d'anges qui prenaient leur envol, et depuis ce jour ...

L'Histoire des Parcs à Huîtres

Etretat - l'Histoire des Parcs à Huitres

La construction de ce parc a été entreprise en 1777 par une compagnie d'actionnaires dont le Marquis de Belvert était le chef et le directeur. Ce parc aurait été creusé pour satisfaire la Reine Marie-Antoinette qui appréciait ces huîtres entre toutes. Les huîtres ne naissaient pas à Étretat, mais on les y apportait de la baie de Cancale, qui en fournissait cent millions chaque année. Deux sloops, "La Syrène" et la "Cauchoise" les transportaient jusqu'à Etretat. Après que les huîtres aient séjourné dans ces bassins plusieurs mois et aient acquis une saveur plus délicate par alternance de l'eau fraîche de la rivière souterraine et de l'eau salée de la mer, on les expédiait à Paris, à dos d'âne ou de cheval.

Incinération d'un Prince Hindou

Le Prince Bapu Saheb Ghatjay accompagné de son gendre, le prince Sampatras et sa suite, passaient l'été 1884 à Étretat avant de se rendre à Oxford. Malgré des soins prodigués par le Dr Fidelin, le prince Bapu Saheb Ghatjay, malade depuis quelques jours, succomba. Il fut demandé au maire, Adolphe Boissaye, la permission de l'incinérer (rite sacré des Hindous). Celui-ci télégraphia (à 8h, heure de fermeture des bureaux) au Préfet cette demande d'autorisation en précisant que sans réponse, la cérémonie aurait lieu la nuit suivante. Sans réponse, à minuit, un bûcher d'un mètre de haut fut érigé, le corps après avoir été préparé, fut transporté en silence dans la ville et 2 heures plus tard, le bûcher funéraire s'achevait. Seul quelques témoins assistaient à la cérémonie. Le Prince Sampatras alluma le bûcher. A l'aube ne subsistaient que quelques os destinés à la mer et à être renvoyés en Indes. Vers six heures, plus aucune trace de l'incinération n'apparaissait. Informés des événements de la nuit, les villageois se précipitèrent sur la plage et ne virent que des galets noircis. Ce matin-là, au bureau de poste d'Etretat, une dépêche du Préfet disait: " Incinération absolument interdite.
source : "Etretat hameau du soleil couchant" Henri Bacon